« Kurdistan d’Irak: une région en pleine mutation…/ « Iraqi Kurdistan: a changing … region

…et  une région pleine de contrastes. Plein de documentaires à faire!

Pic nic entre femmes , à la montagne

Deux villes principales:

Erbil: la capitale administrative et Sulaymaniya, la capitale culturelle. L’une comme l’autre changent à une vitesse étonnante et ce changement est tout d’abord une affaire de béton. C’est à qui aura l’immeuble le plus haut et l’illumination publique la plus tape-à-l’oeil. Derrière cette façade, la vie quotidienne change beaucoup plus lentement: peu d’électricité et beaucoup de générateurs (payants), des conduites d’eau toujours peu fiables, la double loi (celle de l’État et celle de la Charia). S’il est aujourd’hui interdit d’avoir plusieurs femmes, la loi prévoit bien des cas particuliers pour qu’un homme puisse se marier plus d’une fois et ce sont les femmes qui en font les frais.

Nouvelles avenues

Dans les montagnes et dans les campagnes, la vie est plus idyllique. Beaux paysages, gens accueillants au-delà de ce que vous pourriez imaginer mais…un taux très élevé d’excisions (voir le film de Soran Qurbani, « Le larmes d’Ève », et bientôt celui que Tavga, notre stagiaire, est en train de préparer).

Lorsqu’on participe à un pic-nic – le sacré pic-nic (pic-nic sacré ?) du vendredi-c’est pratiquement impossible de refuser les invitations à partager le « dolma » (feuilles de vigne, riz et… poulet). Les femmes le préparent dans de grandes casseroles posées à même les pelouses.

Habits chatoyants pour toutes. Danses…par pour tout le monde. Depuis quelques temps, la société kurde « s’obscurcit », dirons-nous pudiquement : moins de liberté et moins  de mixité. On voit donc certaines femmes danser seules et d’autres…qui ne dansent pas du tout, ce qui est tout de même profondément troublant pour le voyageur qui fréquente ces contrées depuis plus de vingt ans. Et pourtant, si les jeunes femmes se mettent sur leur trente et un pour le pic-nic, c’est la tradition mais c’est aussi pour lorgner les garçons et se faire remarquer!

Ici, comme partout ailleurs, les jeunes sont d’ailleurs descendus dans la rues, car ils voudraient un changement à la mesure de leurs rêves et une liberté qui leur est actuellement comptée.

Bazar d'Erbil- un monde d'hommes

Des documentaristes à la pelle, des artistes à foison, des journalistes par centaines, des enseignants ouverts et inventifs, des politiciens honnêtes qui ne se cramponnent pas au pouvoir de leur argent, des lieux de rencontre où l’on puisse échanger ses points de vue et lutter pacifiquement. Voilà ce qu’il faut pour que la société kurde – épargnée par la violence qui règne ailleurs en Irak – puisse atteindre ce pour quoi les combattants d’hier se sont battus contre Saddam Hussein et ont été sacrifiés.

Jeunes (et moins jeunes) réalisateurs: à vos caméras! Les images ne changent pas le monde mais elles peuvent changer le regard.

…and a region full of contrasts with many documentaries to do!
Two major cities:
Erbil: the administrative capital and Sulaimaniyah, the cultural capital. One like the other changes at an astounding rate and this change is primarily a matter of … concrete. Building the highest building, designing the must « kitch » public lighting.

Building sunset

Behind this showcase, the dailylife changes far more slowly, few electricity and a lot of generators, water pipes still unreliable, the double law (the one of the State and the Sharia). If officialy it’s forbidden to marry more than one wife, many exception exist and the women have to support it in silence.

In the mountains and countryside, life is idyllic. Beautiful scenery, friendly people beyond what you might imagine, but … a very high rate of excision (see the film Qurbani Soran, « the tears of Eve », and soon one Tavga, our intern, is being prepared.
When participating in a picnic – the sacred picnic on Friday, it’s almost impossible to refuse invitations to share the ‘dolma’ (vine leaves, rice and chicken), the women prepare in large pots made directly on the lawns. Shimmering clothes and dances for all, but  … not for everyone. Recently, Islamized Kurdish society in the direction of less freedom and diversity. Thus some women dancing alone and others … who do not dance at all. A surprise for a traveller coming to Kurdistan for about twenty years.

Here, as elsewhere in Middle East, young people have demonstrated in the streets and occupied the squares because they want to change a future where their dreams are banned and their freedom is being counted.

Documentary films to question the society, artists with the possibility to live from their art, free and independent journalists, concerned teachers, and honest politicians, places to meet and to debate and fight peacefully… That’s what Kurdistan needs. During years Kurds have fighted against Saddam Hussein dictatorship for freedom and justice!

Young people (and the others which are less young); take your cameras! Images don’t change the world, but they change the way to look at it.

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